Exposition de Marie Cornuz

Trente ans. Une matière sombre et bien épaisse nous enferme parfois. Heureusement, existe la possibilité de se créer des espaces blancs pour respirer, se purifier, se remodeler.
A petits pas zébrés, on se déplace sur un fil bientôt démêlé, pour s’orienter vers un certain ancrage.
Conditionnements, barrières, prisons, on a la rage contre toutes sortes de rouages.
Pour s’en extraire, à chacun sa manière de puiser dans son imaginaire. Pour ma part, étaler comme une grande plage de matière verte et fraîche sur une toile renforce le sentiment que je m’en dégage.

Trente ans. Un tournant qui donne le tournis. On démolit et on construit. Il m’arrive d’avoir encore très peur de la nuit. Alors je peins contre l’ennui, contre l’envie, contre cette vie que l’on nous vend. Créer c’est adopter une attitude particulière face à la solitude. Un antidote pour soigner l’âme de ses ravages.

A petits pas zébrés, il s’agit d’accepter et de comprendre les forces contradictoires qui nous animent. Pour se diriger patiemment vers un renouvellement.

Trente ans. Un bel âge.                                         Marie Cornuz